Tumulte plat ; ébrieuse nébuleuse : ville vive. Part 1 Si vite parti, l’odeur s’en est allée. Laisser vivre, danser, rire : étaient ce que je voulais. Chacun sait pourtant que tout peut s’arrêter. Accroché au dessin, peinture du corps, charnel et peut-être maternel. Rayée, embrasée sur le bûcher de Naïveté. Tu as sauté, fais le pas. Bonjour vide saisissant. Planté, je suis immobilisé ; les racines coupées. j'entends battre mon corps. L'âme envolée. Cris, pleures. Figé. Vacarme de larmes. Je revois tes mains. L’ombre du temps s’est figée. Ici, quelque part, je te cherche. Elle vise et te divise. La ville vis et t’enlise. Elle t’enfume. Sa brume est lourde, dense. Elle t’aveugle jusqu’à s’effondrer face à toi. Le décor m'aspire. Je t'expire. Tourbillonnent en moi les idées du rêve que nous avions formées. La ville s'est jouée de toi. Un matin, derrière. Il ne restera que l'illusion d'être soi. Débris de vie, lorsque ici tout se construit. Souviens-toi, enfant, t'amusant de l'eau, vidant le bain. Une petite grille séparait la chaude douceur du vide grandeur. Le contenu fuyant le contenant. Charnière des deux mondes. Tempête des mers. Morte, l'étoile brille. Noctambulisme monotone. J'entends les bruits ; flot continu et distordu. Tantôt la muse, tantôt l'artiste. Je suis le souvenir qui coule sur mes joues. Oh ! J'essuie le souvenir. Coule sur mes joues ! Part 2 Images au ralenti ; flou où tout est clair. Vapeur des choses, mouvantes ou non, vivantes ou non, sensibles et invisibles. Une pause immobile, un flux statique, funambule. Filtre qui jamais ne te bouscule. Prisme insouciant d'un demain plus conscient. Prisme inconscient d'un demain plus confiant. Je suis Mélancolie.  Hary est un jeune homme dont le monde s‘est effondré. Oppressé par le quotidien, il pousse un cri et s’arrête. Au grès de ses déambulations, il découvre Mélancolie. Un ballon jeter en l’air auquel il décidera de s’accrocher.